Les ministres des affaires étrangères des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et leurs homologues de la communauté de développement de l’Afrique Autrale (SADC) se sont réunis lundi 17 mars 2025 à Harare, capitale zimbabwéenne. Au menu de ces échanges, la situation sécuritaire toujours inquétante dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Au cours de cette rencontre, les chefs de la diplomatie de l’espace EAC-SADC ont élaboré une « feuille de route complète » comprenant les grandes actions devant être menées en court, moyen et long terme pour endiguer l’insécurité dans la partie orientale de la RDC. À court terme, en 30 jours, la réunion demande aux parties de s’engager en faveur du cessez-le-feu et de cesser toute expansion du territoire. Elle recommande aussi le renforcement des mécanismes de vérification de la Monusco, la mission onusienne, et de la Conférence des Grands Lacs (CIRGL). Puis, le déploiement d’une équipe d’experts et de militaires pour évaluer la situation sécuritaire.
Les ministres des affaires étrangères de l’EAC-SADC ont demandé, par ailleurs, à l’ONU d’étendre, dans les prochains 120 jours, e mandat de sa force pour sécuriser les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Il y au moins un an, la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) s’était désngagée dans la province du Sud-Kivu à la demande de Kinshasa. Au plus long terme, les échanges ont préconisé le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les zones conquises par la rébellion dans les deux Kivu. Cette feuille de route n’est pas encore adoptée officiellement. Il faudra un sommet conjoint, au niveau des chefs d’État, pour entériner ces mesures. Il devrait avoir lieu selon le document avant le 14 avril.
La Rédaction


