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TP 32/25 à Mambasa : Combien de vies faudra-t-il pour qu’on agisse ?

Hier, jeudi 8 mai 2025, le quartier TP 32/25 à Mambasa a perdu l’un de ses enfants. Johny Andalingafu, jeune écolier du complexe scolaire Saint Corneille, a tragiquement perdu la vie dans un accident de circulation qui aurait pu être évité. Il n’avait que l’innocence de l’enfance et un cartable sur le dos. Mais la route, elle, ne lui a laissé aucune chance.

Ce drame n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs mois, la route qui traverse TP 32/25 s’est transformée en une véritable zone de danger permanent. Trop de véhicules, trop de vitesse, et aucune mesure sérieuse de régulation ou de protection. Les trottoirs sont absents, les ralentisseurs effacés, et les agents de circulation, invisibles.

Une série noire qui continue

L’accident d’hier n’est que le dernier d’une série macabre. Chaque mois, des enfants, des commerçants, des mamans ou des motocyclistes sont blessés ou tués dans l’indifférence générale. Les cris de douleur deviennent des échos récurrents dans nos ruelles, mais aucun plan clair d’intervention n’a été présenté par les autorités locales.

Où est la responsabilité publique ?

Nous posons la question :
Faut-il que le sang coule encore pour que des panneaux soient installés ?
Faut-il un deuil collectif pour que des ralentisseurs soient posés ?
Où sont les élus, les chefs de quartier, les services de sécurité routière ?

L’éducation, la santé, la sécurité routière ne sont pas des privilèges — ce sont des droits. Le petit Johny ne demandait rien d’autre que d’aller à l’école. Ce que nous lui devons aujourd’hui, c’est un sursaut collectif pour que sa mort ne soit pas vaine.

Nous exigeons des mesures immédiates :

  1. La pose de dos d’âne (ralentisseurs) sur les tronçons les plus dangereux.
  2. La signalisation visible aux abords des écoles et des zones habitées.
  3. La présence régulière des forces de l’ordre ou de la police de circulation aux heures de pointe.
  4. ⁠4. Des campagnes locales de sensibilisation sur la prudence au volant et le respect des piétons.

Chaque vie compte. Et si nous n’agissons pas maintenant, ce sont d’autres petits Johny qui tomberont, oubliés au bord des routes.

Andy Kambale Matuku

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