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Ituri : Face à la recrudescence de cas d’insécurité à Babombi, la jeunesse plaide pour la « veille citoyenne »

L’insécurité n’a pas encore dit son dernier mot dans la chefferie de Babila Babombi, une des chefferies que compte le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri. Face à la recrudescence de l’insécurité, le Parlement des Jeunes de cette entité coutumière appelle autorités et citoyens à unir leur force.

Dans une adresse à la population locale faite devant les médias, Fiston Kamango, Président intérimaire de cette structure, brosse un tableau peu reluisant de la situation sécuritaire dans Babila Babombi. À l’en croire, cette chefferie est en proie au banditisme urbain caractérisé par braquages armés et des actes de violences de droits humains.

« (…) La sécurité de notre chefferie est l’affaire de tous. Il ne revient pas uniquement aux autorités de sécurité notre milieu mais aussi à chaque citoyen de jouer son rôle contre l’insécurité(…) Nous demandons aux autorités de prendre des mesures nécessaires pour bien sécuriser la population et ses biens avec l’implication active de la population locale. Nous demandons à la jeunesse de signaler tout comportement suspect aux forces de l’ordre et de participer aux initiatives communautaires de surveillance et prévention(…) », appelle Fiston Kamango dans de propos recueillis par MAGITURI.CD.

Par ailleurs, le président ai du Parlement des Jeunes de Babombi exhorte la population à « éviter de propager les fausses informations qui répandent la peur et la confusion ». Fiston Kamango plaide pour une « collaboration étroite entre les habitants et les autorités locales » pour permettre une « réponse rapide aux incidents sécuritaires ».

« (…) Unissons nos forces pour restaurer la paix. La sécurité est un combat collectif qui nécessite l’engagement de chacun. En travaillant main dans la main, nous ferons de cette chefferie une havre de paix », conclut Fiston Kamango.

Depuis près de dix (10) ans, la partie sud de la chefferie de Babila Babombi, en limites avec Beni et Lubero, est devenue « refuge » pour les groupes armés. Traqués par l’armée au Nord-Kivu, ces groupes armés se sont constitués des bastions dans la forêt de l’Ituri. Le fameux phénomène « Wazalendo » a amplifié ce fait. Cette partie est également la plus meurtrie par les rebelles ougandais des Forces Démocratiques Alliées (ADF).

La Rédaction

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