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Ituri : La société civile locale de Bafwambaya dénonce les abus dans le foyer minier de Libre Ville par une prétendue notable

La société civile locale de Bafwambaya, située dans la chefferie de Bombo, territoire de Mambasa (province de l’Ituri), a adressé une correspondance alarmante à la coordination provinciale de la société civile de l’Ituri à Bunia. Elle y dénonce de graves violations des droits humains observées dans le foyer minier de « Libre Ville », sous la gestion de Mme Biriema Aore Mimi, se présentant comme notable et administratrice du site.

Depuis quatre mois, la cellule de Bafwambaya affirme recevoir un flux incessant de plaintes de la part des habitants de la localité. Mme Biriema est accusée d’usurper des prérogatives, de bafouer les lois en toute impunité, et d’exercer son autorité de manière abusive en s’appuyant sur son statut politique et des complicités supposées au sein des autorités locales.

Elle est également accusée d’instrumentaliser les services de sécurité pour imposer des contributions financières aux commerçants exerçant dans le foyer minier. Cette pratique, jugée illégale par la société civile, viole les lois de la République et pourrait exposer Mme Mimi à des poursuites pénales.

« Les militaires qu’elle a ramenés pour soit disant sécuriser les habitants sont à ses ordres. Donc au lieu de sécuriser la population, les autorités sécurisent plutôt un individu ? Nous ne voulons plus ce genre de mésaventure chez nous », s’indigne un membre de la société civile dans le document transmis.

Selon le président de la cellule, M. Engamenza Abalipate Augustin, la gestion de Mme Biriema est empreinte d’arrogance et d’intimidation. Il plaide pour l’ouverture rapide d’une enquête afin de faire la lumière sur les faits et de rétablir les victimes dans leurs droits. Il souligne qu’il ne faut pas que l’impunité élise domicile dans cette partie du territoire.

Les représentants des communautés autochtones et la notabilité locale s’insurgent également contre ce qu’ils qualifient de comportement mubutiste et frisant l’esclavagisme, érigé par Mme Mimi dans ce foyer minier. Ils appellent fermement les autorités provinciales et judiciaires à mettre fin à cette mésaventure dirigée par une prétendue notable et encouragent toutes les victimes à porter plainte devant les juridictions compétentes.

Mme Mimi intimiderait en outre ses victimes en les accusant, sans la moindre preuve, d’appartenir à des mouvements insurrectionnels, selon plusieurs témoignages recueillis sous anonymat. Cette stratégie, perçue comme un moyen de museler toute contestation, suscite une vive inquiétude. La société civile locale déplore la léthargie des autorités face à ces dérives et craint que les indices de culpabilité de Mme Mimi ne disparaissent avec le temps.

La correspondance a été transmise en copie à plusieurs autorités provinciales, notamment le gouverneur de l’Ituri, la procureure générale, les responsables de l’ANR, de la DGM, de la PNC ainsi qu’à des médias comme Radio Okapi.

À travers cette démarche, la société civile locale espère éveiller les consciences et mobiliser les institutions contre ce qu’elle qualifie de dérives graves dans l’administration locale du foyer minier.

En réaction, Mme Mimi Aore dément fermement ces accusations qu’elle qualifie de « mensongères et diffamatoires ». Selon elle, c’est grâce à ses alertes que la carrière Libreville est aujourd’hui pacifiée. Elle accuse, par ailleurs, le président de la société civile de Bafwambaya d’être en « connivence et en cohésion » avec les rebelles qui opèrent dans cette zone minière.

La Rédaction

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