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Biakato : une étude alerte sur les effets de la consommation abusive des substances psychoactives chez les jeunes

Biakato, 2025 — Une récente étude menée à Biakato, dans la chefferie de Babila-Babombi (territoire de Mambasa, Ituri), met en lumière les conséquences alarmantes de la consommation abusive des substances psychoactives chez les adolescents et les jeunes de la région.

Cette recherche a été réalisée par Oswald Samuel, jeune leader, vidéaste et encadreur des jeunes désœuvrés à Biakato.

Une enquête de terrain auprès de 79 jeunes

L’étude s’est appuyée sur une analyse verticale des données collectées auprès d’un échantillon de 79 participants, choisis de manière occasionnelle. À travers un questionnaire d’enquête, les chercheurs ont examiné les causes, les effets et les pistes de solutions relatives à la consommation de ces produits psychotropes.

Les données ont ensuite été traitées et interprétées selon une méthode analytique rigoureuse.

Les causes de la consommation abusive

Selon les résultats, la vente et la consommation de substances psychoactives à Biakato sont bien réelles.

Les réponses recueillies ont permis de confirmer la première hypothèse de l’étude : plusieurs causes expliquent cette consommation abusive, notamment la curiosité, l’influence des pairs, le chômage, et le manque d’encadrement socio-éducatif des jeunes.

Ces éléments traduisent un profond malaise social et une absence de perspectives chez les adolescents de la région.

Des effets multiples et inquiétants

La deuxième hypothèse, portant sur les effets de la consommation des substances psychoactives, a également été confirmée.

Les analyses des tableaux de données ont montré que ces produits ont des conséquences néfastes non seulement sur la santé mentale, mais aussi sur plusieurs aspects de la vie quotidienne.

  • Sur le plan physiologique, les effets les plus cités sont l’amaigrissement et la vulnérabilité accrue face aux maladies.
  • Sur le plan psychologique, certains jeunes reconnaissent une perte du bon sens, des troubles de la mémoire et une forte tendance à la rumination.
  • Sur le plan comportemental, la brutalité, l’impolitesse et la méchanceté ont été les comportements les plus fréquemment signalés. Toutefois, quelques enquêtés ont paradoxalement évoqué des effets positifs tels que le calme ou la politesse.
  • Au niveau de la responsabilité, les témoignages divergent : certains jeunes affirment n’avoir remarqué aucun changement, tandis que d’autres évoquent la paresse, l’irresponsabilité ou encore la perte de temps comme conséquences directes de leur consommation.

Des solutions proposées par les jeunes eux-mêmes

Face à ce fléau, les jeunes enquêtés ont formulé plusieurs pistes de solution. Outre la prévention et la sensibilisation, ils recommandent :

  • la création d’emplois pour les jeunes,
  • la fermeture et l’arrestation des producteurs et vendeurs de ces produits,
  • la prière et la délivrance spirituelle,
  • ainsi que la mobilisation communautaire pour une lutte collective.

Ces recommandations confirment la nécessité d’une approche multisectorielle, impliquant les familles, les autorités locales, les écoles et les organisations de jeunesse.

Un cri d’alarme pour Biakato

Cette étude, bien que menée sur un échantillon restreint, met en évidence un phénomène social préoccupant à Biakato et dans toute la chefferie de Babila-Babombi.

Son auteur, Oswald Samuel, appelle les leaders communautaires, les autorités et les partenaires de développement à agir ensemble pour sauver une jeunesse en perte de repères, fragilisée par le chômage et la drogue.

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