Trois (3) jours après l’attaque sanglante contre la localité de Babesua, dans la chefferie de Bandaka à plus de cent (100) kilomètres à l’ouest de Mambasa, sur la route nationale Nº4, dans la province de l’Ituri, les corps des victimes ne sont toujours pas enterrés. La coordination de la Nouvelle Société Civile du Congo (NSCC) crie à la « désacralisation de la vie humaine ».
Dans une alerte distribuée aux médias ce jeudi 19 mars 2026, Maître Jospin Paluku Mbowa, coordonnateur territorial de la NSCC à Mambasa, renseigne que seuls quelques corps ont été récupérés par les membres de leurs familles. Le reste de corps sont livrés aux charognards et seraient déjà en décomposition.
« (…) Aucune intervention étatique n’a été effectuée pour sécuriser le milieu et traquer les ADF. A part quelques corps récupérés par les membres de famille des victimes, d’autres corps gisent encore au sol. Les corps sont en train de se décomposer et ce sont les chiens et autres animaux de la nature qui s’en chargent pour manger la chair humaine (…) Ça fait froid au dos et c’est difficile à croire », déclare, dépité, Maître Jospin Paluku Mbowa .
Pendant la rédaction de cet article, MAGITURI.CD a appris qu’une délégation des volontaires de la Croix-Rouge du Congo va se rendre sur le lieu dans les heures qui suivent. Les volontaires de la Croix-Rouge seront escortés par les éléments des forces armées de la RDC et des écogardes de la Réserve de Faune à Okapis (RFO), a-t-on appris.
Andy Kambale Matuku


