Les grandes activités que va tenir le cadre de concertation contre l’extrémisme violent dans le territoire de Mambasa en Ituri sont désormais connues. C’est la principale retombée d’une réunion tenue jeudi 2 avril 2026, à Mambasa centre à ce sujet
Lors de son discours d’ouverture de cette réunion, l’administrateur militaire assistant du Territoire de Mambasa, qui a reconnu, l’intervention de Pole Institute et du projet Peace Beyond Borders dans la prévention et la lutte contre l’extrémisme Violent dans la province de l’Ituri en générale et le territoire de Mambasa en particulier, tout en louant l’appui de l’Union Européenne, a appelé aux participants à « prendre part active » aux travaux en cours afin de contribuer à l’éradication de l’extrémisme violent dans le milieu.
« (…) Le territoire de Mambasa et la province de l’Ituri transverse un moment que je peux qualifier de difficile suite à la situation sécuritaire de l’heure. Ce qui est vrai c’est que le gouvernement fait des efforts énormes pour arriver à stabiliser la situation. Raison pour laquelle je profite pour lancer un appel à tous les acteurs ici présents à être vigilants et surtout participer à l’action entreprise par l’autorité provinciale. Une fois de plus vous avez une opportunité de travailler avec nous à ce jour de manière à ce qu’on puisse réfléchir comment mettre à place des mécanismes. Ce n’est pas facile dans un contexte de terrorisme où les hommes en uniforme ne savent pas distinguer qui est ennemi et qui ne l’est pas », a déclaré le colonel Maxime Pombwa Tshishimbi dans son mot d’ouverture.
Après avoir suivi le résumé des grandes lignes du projet, les participants ont passé en revue les actions entreprises dans la communauté pour contrer l’extrémisme violent, avant d’analyser et de critiquer les opérations conjointes que mènent les armées congolaises et ougandaises dans la zone. L’étape suivante a été marquée par les travaux en carrefour sur l’élaboration de plan trimestriel d’activités que doit mener le cadre de concertation contre l’extrémisme violent.
Lors des exposés qui s’en sont suivis, les participants ont identifié entre autres, actions, la sensibilisation des membres de la communauté sur les dangers de l’extrémisme violent notamment à travers des ateliers de formation ou des émissions radios ; le plaidoyer pour l’augmentation des effectifs militaires ainsi que la proactivité des services de sécurité dans la zone. Ils ont également proposé la mise sur pied d’un programme de soutien psychosocial d’aide aux victimes de l’extrémisme violent afin de leur permettre de se reconstruire.
Enfin, les participants ont convenu de mettre à place un forum WhatsApp comme mécanisme d’alerte précoce. Ce groupe permettra aux membres du cadre de concertation sur l’extrémisme violent de partager, analyser et remonter les alertes vers les autorités locales pour une bonne prise en charge. L’activité a été un motif de satisfaction pour Pole Institute. Chamant Wandambi, chef de projet, a remercié les participants pour leur assiduité et a rassuré de l’accompagnement de Pole Institute dans la matérialisation de ce plan.
Andy Kambale Matuku


