Pendant que les chrétiens du monde entier commémoraient la fête de Pâques, symbole universel de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, un message fort et sans détour a résonné, ce 5 Avril 2026, au sein de la 8ᵉ CEPAC de Mambasa.
Le Révérend pasteur Okwayi Shabani André a saisi cette occasion pour interpeller les fidèles sur le sens profond de cette célébration souvent banalisée.
Dans une homélie inspirée du livre de Matthieu 28, versets 1 à 6, l’homme de Dieu n’est pas passé par quatre chemins :
« Pâques ne doit pas se réduire à des repas copieux et à des réjouissances passagères », a-t-il martelé avec insistance.
Pour lui, la résurrection du Christ est un appel à une transformation intérieure, un engagement renouvelé envers les valeurs chrétiennes et une victoire sur les ténèbres du péché.
Face à une assemblée attentive, le Révérend Okwayi Shabani André a exhorté les fidèles à « capitaliser l’importance de la résurrection », autrement dit à en faire une réalité vivante dans leur quotidien.
Un message qui tranche avec certaines pratiques observées, où la dimension spirituelle tend à s’effacer au profit du festif.
Le culte, empreint de ferveur et de recueillement, a également été marqué par la célébration de la Sainte Cène. Un moment solennel qui rappelle le dernier repas de Jésus avec ses disciples avant sa crucifixion, renforçant ainsi le lien entre sacrifice, mémoire et espérance.
Dans un contexte où les repères spirituels sont parfois fragilisés, cet appel à revenir à l’essentiel sonne comme un réveil pour les consciences.
À Mambasa, Pâques n’a pas seulement été célébrée, elle a été interrogée, scrutée, et surtout réaffirmée dans toute sa profondeur.
Emmanuel Makasi


