La pression militaire exercée par les Forces armées de la République démocratique du Congo, en coalition avec l’Armée de défense du peuple ougandais (UPDF), sur les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a permis la libération de près de 100 otages en l’espace de 24 heures dans la chefferie de Babila Bakwanza, en territoire de Mambasa.
Cette avancée est saluée par plusieurs acteurs de la société civile locale, notamment les organisations de défense des personnes vulnérables. Isaac Vithwiko, cadre d’une association des personnes vivant avec handicap physique et autres couches vulnérables à Mambasa, parle d’un résultat « satisfaisant » qui vient renforcer la confiance de la population envers les forces armées engagées sur le terrain.
Tout en saluant ces opérations, il recommande toutefois la poursuite et l’intensification des offensives militaires, en particulier dans les zones forestières où se replient encore les combattants ADF. Selon lui, seule une pression continue permettra de mettre fin durablement à l’insécurité dans la région.
Par ailleurs, cet acteur communautaire appelle la population du territoire de Mambasa à renforcer la collaboration civilo-militaire, qu’il considère comme un levier essentiel dans la lutte contre les groupes armés. Il exhorte également le gouvernement à doter les forces engagées de moyens logistiques conséquents afin de leur permettre de venir à bout du phénomène ADF.
Malgré cette libération massive d’otages, la situation sécuritaire demeure préoccupante dans plusieurs zones de l’est de la République démocratique du Congo, où les ADF continuent de représenter une menace persistante pour les populations civiles.
Emmanuel Makasi


