Le député provincial élu de Mambasa, Pius Kambale Kambalume, est sorti de son silence au lendemain de l’effondrement du pont Ituri 2, survenu dans la soirée du dimanche 7 juin 2026 sur la Route Nationale n°44, axe Mambasa-Teturi.
À peine deux ans après sa réhabilitation, cet ouvrage situé à environ 40 kilomètres du centre de Mambasa s’est écroulé sous le poids d’un véhicule lourdement chargé, interrompant ainsi la circulation sur cet axe routier d’une importance capitale pour l’économie et la mobilité dans la province de l’Ituri.
Préoccupé par cette situation, l’élu de Mambasa s’est rendu sur les lieux ce lundi 8 juin 2026 afin de s’imprégner des réalités du terrain et de s’enquérir des circonstances exactes ayant conduit à cet incident.
À l’issue de sa visite, Pius Kambale Kambalume a formulé plusieurs recommandations. Il a notamment appelé les gouvernements national et provincial à conjuguer leurs efforts pour construire, dans les meilleurs délais, un nouveau pont sur la rivière Ituri, compte tenu du caractère stratégique et national de la RN44.
Le député provincial a également demandé aux services compétents de diligenter une enquête approfondie afin de déterminer les causes exactes de l’effondrement et d’établir notamment si le tonnage transporté par le véhicule impliqué respectait les normes en vigueur.
Par ailleurs, il a attiré l’attention des services appelés à intervenir sur le site afin d’éviter toute forme de tracasserie envers les usagers pendant la période des travaux et de mise en place des solutions provisoires.
Il convient de rappeler qu’un mois avant ce drame, l’Administrateur du territoire de Mambasa et le Chef de Brigade des Transports et Voies de Communication avaient signé une mesure interdisant le passage des véhicules transportant des charges excessives sur ce pont, dans le souci de préserver cet ouvrage déjà considéré comme vulnérable.
L’effondrement du pont Ituri 2 relance ainsi le débat sur la qualité des infrastructures routières, le respect des normes de charge par les transporteurs ainsi que la nécessité de doter les services de contrôle des moyens techniques adéquats pour prévenir de tels incidents à l’avenir.
La Rédaction


