Le Conseil d’administration de la Réserve de Faune à Okapi s’est tenu le 10/02/2026 à Kinshasa, réunissant les principaux acteurs de la conservation en République Démocratique du Congo. Parmi les participants figuraient l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), la Wildlife Conservation Society (WCS), l’Unité de gestion de la Réserve, des représentants des communautés locales et des Peuples Autochtones, ainsi que les bailleurs et partenaires techniques et financiers.
Cette rencontre a permis de dresser un bilan complet des activités de la Réserve et de mettre en lumière les avancées significatives réalisées au cours des derniers mois. La surveillance des populations d’okapis, espèce emblématique de la Réserve et symbole de la biodiversité de l’Ituri, a connu un renforcement grâce à l’installation de nouvelles stations de suivi et à l’utilisation de technologies modernes, telles que la télémétrie et les drones pour le suivi des déplacements et de la santé des animaux.
Sur le plan logistique, plusieurs améliorations ont été constatées, notamment l’entretien des pistes d’accès aux sites de terrain, la rénovation de camps de base pour les agents de la Réserve, et l’extension du réseau internet, désormais opérationnel sur la majorité des installations, facilitant la coordination et la transmission rapide des informations entre le terrain et les bureaux centraux.
Le Conseil a également salué les efforts déployés pour renforcer les relations avec les communautés locales et les autorités coutumières. Des initiatives de sensibilisation sur la conservation et des programmes de co-gestion ont été mis en place afin d’impliquer davantage les populations riveraines dans la protection des écosystèmes et de promouvoir des activités économiques durables, réduisant ainsi les pressions sur la faune et la flore.
Cependant, le Conseil a identifié des défis persistants qui continuent de menacer la Réserve. La présence de campements illégaux de miniers artisanaux, de pêcheurs et de braconniers reste préoccupante, avec des impacts directs sur la faune, notamment sur les okapis et d’autres espèces endémiques, ainsi que sur la qualité des forêts et des cours d’eau. Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer les patrouilles et la coordination avec les autorités locales pour limiter ces activités illégales.
À l’issue de la réunion, les membres du Conseil ont confirmé que le prochain Conseil d’administration se tiendra en 07/2026. Cette prochaine session servira à évaluer la mise en œuvre des recommandations formulées, à ajuster les stratégies de conservation et à mobiliser de nouveaux partenariats pour soutenir la préservation de ce patrimoine naturel unique au monde.
Le Conseil d’administration de la Réserve de Faune à Okapi souligne ainsi l’importance de l’engagement collectif, combinant efforts gouvernementaux, expertise internationale et participation des communautés locales, pour assurer la protection durable de cette réserve, reconnue comme site du patrimoine mondial de l’UNESCO.
La Rédaction


