Grand AngleAssemblée nationale : A la suite de la motion du député Jefferson...

Assemblée nationale : A la suite de la motion du député Jefferson Abdallah, les élus évaluent ce mardi l’état de siège en présence de quatre membres du gouvernement

L’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo (RDC) se penche ce mardi 2 mai 2026, sur l’évaluation de l’état de siège, une démarche qui intervient notamment à la suite de la motion incidentielle du député national Jefferson Abdallah, élu de Mambasa en Ituri, lors de la plénière du 25 mai dernier.

Depuis 2023, cet ancien gouverneur de l’Ituri multiplie les appels en faveur d’une réévaluation profonde de cette mesure exceptionnelle. Exaspéré par la persistance des massacres de civils dans l’Est du pays, il plaide soit pour le lancement d’opérations militaires de grande envergure contre les Forces démocratiques alliées (ADF), soit pour la levée pure et simple de l’état de siège, qu’il estime avoir montré ses limites après plusieurs années d’application.

C’est dans ce contexte que l’Assemblée nationale tient ce mardi 2 juin 2026, à partir de 13 heures, une séance plénière, en huis clos, consacrée à l’évaluation de l’état de siège conformément à l’article 23, point 26, du Règlement intérieur.

L’ordre du jour prévoit d’abord l’adoption de l’ordre du jour avant l’examen de la situation sécuritaire dans les provinces concernées par cette mesure.

Pour cet exercice, plusieurs membres du gouvernement sont attendus devant les députés nationaux. Il s’agit du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, du Vice-Premier ministre de la Défense nationale, du ministre d’État, ministre de la Justice, ainsi que du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères.

Cette évaluation intervient alors que les populations de l’Ituri et du Nord-Kivu continuent de subir les conséquences de l’insécurité persistante attribuée notamment aux groupes armés locaux et étrangers. Les échanges de ce mardi pourraient permettre à la représentation nationale d’apprécier l’efficacité de l’état de siège et d’orienter les décisions futures concernant cette mesure exceptionnelle.

Pour les observateurs, l’inscription de cette question à l’ordre du jour constitue une réponse aux préoccupations exprimées par plusieurs élus de l’Est du pays, dont Jefferson Abdallah, qui réclament des solutions plus efficaces pour mettre fin aux violences qui endeuillent les populations civiles.

L’Est de la RDC est plongé dans une situation sécuritaire délétère caractérisée par les attaques et tueries menées par des groupes armés aussi bien locaux qu’étrangers qui lorgnent sur les richesses minières dans la zone. Cette crise qui dure plus de trente ans, est décrite comme « la crise la plus profonde et ayant fait plus de victimes au 20e siècle », par les experts en matière de sécurité.

Andy Kambale Matuku

A la une

Articles les plus lus

Les articles similaires