Au moins six cents (600) miliciens appartenant au groupe armé Zaïre qui prétend « défendre les communautés victimes », actif dans le territoire de Djugu, en Ituri, ont déposé les armes et s’engagent désormais dans la voie de la paix.
La cérémonie a surpris. Mais les miliciens « Zaïrois » tiennent à remettre les armes. A Mabanga, leur quartier général, ces combattants se sont rendus, mercredi 15 janvier 2025, aux forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) en présence des délégués de la mission des nations unies au Congo (MONUSCO).L’adhésion de ces miliciens de Zaïre s’inscrit dans le cadre du processus de désarmement volontaire des groupes armés pour intégrer le programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS).
Regroupés au terrain de football de Mabanga, ces miliciens ont rendu quatre-vingt-cinq (85) armes aux autorités. Il faut dire que cette surprenante redition des miliciens Zaïre intervient quelques jours après la publication du rapport du groupe d’experts des Nations Unies qui accuse Thomas Lubanga et Yves Kahwa Mandro, deux (2) anciens chefs de guerre, d’être à la base de la mobilisation de ce groupe armé en vue de former une alliance avec la coalition AFC-M23 soutenue par le Rwanda.
Andy Kambale Matuku


