En République Démocratique du Congo (RDC), les principaux mouvements syndicaux des enseignants viennent de déposer, auprès de la Première Ministre, un préavis de grève. Les professionnels de la craie dénoncent le non respect des engagements pris par le gouvernement au début de l’année scolaire en cours.
Après une rentrée scolaire ponctuée de plusieurs jours sans cours dans les écoles, le secteur de l’enseignement maternel, primaire et secondaire pourrait connaître un autre mouvement de grève. Dans une lettre adressée à Madame Judith Tuluka, l’intersyndicale des enseignants dénoncent « une mauvaise foi » du gouvernement qui n’a pas accompli tout ce qu’il avait promis aux enseignants en août dernier.
« (…) C’est notamment la généralisation du régime contributif en faveur de la mutuelle de santé des enseignants, le non-paiement des cinquante (50) mille francs aux enseignants, le non respect des autres engagements pris en faveur des enseignants et des inspecteurs », lit-on dans cette lettre exploitée par MAGITURI.CD.
Face à ce qu’ils qualifient de « mauvaise foi de la République », les enseignants du secteur public « sont mis dans l’obligation de signifier au gouvernement un préavis de grève dans sept (7) jours » à dater de la réception de leur lettre par la cheffe du gouvernement. La réponse du gouvernement est vivement attendue pour faire baisser cette tension.
C’est depuis 2019 que la RDC applique la gratuité de l’enseignement primaire. Consacrée par la Constitution, cette mesure sociale est vivement critiquée depuis sa mise à place. Plusieurs analystes et spécialistes du secteur de l’enseignement pointent « des mouvements de grève incessants » et « la baisse continuelle du niveau général des élèves » depuis l’application de cette mesure. Ces conséquences sont dues, selon les mêmes sources, à la baisse du pouvoir d’achat des enseignants.
Andy Kambale Matuku


