Le monde entier commémore ce 13 février, la journée mondiale de la Radio. Dans la province de l’Ituri, une association regroupant des journalistes et activistes environnementaux appellent les médias à se pencher sur les questions de l’environnement dans cette province où l’actualité est dominée par des faits sécuritaires.
D’après le constat fait par les « Journalistes Amis de la Nature » (JAN), organisation ayant son siège à Mambasa, les radios consacrent moins d’un pourcent de leur contenu à sensibiliser et mobiliser les communautés sur les enjeux environnementaux. Ces professionnels de médias spécialisés dans la question environnementale expliquent ce désintéressement par l’ignorance du public sur les dangers environnementaux et l’inaction du pouvoir public.
« (…) Dans nos radios, les questions environnementales ne préoccupent aucune rédaction. Les unes des journaux c’est des cas de tuerie, banditisme ou de l’activité politique. Aucun papier sur l’environnement ou la gestion des déchets même dans les ménages. C’est pour nous l’occasion d’interpeller les responsables des médias à intégrer cette question dans leurs programmes. La question de la dégradation de l’environnement nous concerne tous. Et comme vous le savez, mieux vaut prévenir que guérir« , a souligné Andy Kambale Matuku, coordonnateur de cette association.
La Province de l’Ituri compte une vingtaine de stations de radio. Plus de la moitié de cette province (territoire de Mambasa) est couverte par la forêt. C’est dans cette zone que l’on trouve aussi une grande partie de la Réserve de Faune à Okapis (RFO), site du patrimoine mondial aujourd’hui sérieusement menacé par les activités illégales et illicites notamment l’abattage des bois et l’utilisation des produits chimiques par des exploitants chinois.
La Rédaction


