Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) vient de suspendre trois (3) formations politiques dont les leaders sont soupçonnés d’être impliqués dans la crise qui secoue la partie orientale du pays. Le Vice-Premier Ministre à l’intérieur a pris trois arrêtés pour matérialiser cette décision.
Il s’agit du parti « Action pour la Dignité du Congo » (ADCP) de Corneille Nangaa, de l’Union des Patriotes Congolais (UPC) de Thomas Lubanga et du Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) de Franck Diogo. Chef incontesté de la sulfureuse Alliance Fleuve Congo (AFC), Corneille Nangaa, ancien président de la commission électorale, est déjà condamné à mort par contumace par la justice congolaise. Alors qu’il était à la tête de la très éphémère Task Force pour la Paix, la Réconciliation et la Reconstruction de l’Ituri, Thomas Lubanga a surpris l’opinion publique en annonçant, il y a quelques mois, la création d’un mouvement armé et qui combat depuis les forces régulières.
Par ailleurs, Franck Diogo, disparu des radars et vivant en exil depuis quelques années, s’est récemment affiché publiquement à côté du chef rebelle Nangaa. Signe qu’il approuve sa lutte. Ces chiffres portent à quatre (4) le nombre de partis politiques suspendus suite à leur accointance avec la rébellion. Dans un message adressé aux gouverneurs de province, le Vice-Premier Ministre à l’intérieur appelle les exécutifs provinciaux de veiller à ces instructions.
Andy Kambale Matuku


