Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont publié, le 19 avril 2026, un communiqué de presse dénonçant de nouvelles attaques attribuées à l’armée rwandaise en coalition avec les rebelles de l’AFC/M23 dans les hauts plateaux de Minembwe, dans la province du Sud-Kivu.
Selon ce document officiel, ces violences surviennent au lendemain de la 9ᵉ session des pourparlers de paix de Montreux, en Suisse, entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo et le mouvement AFC/M23. Kinshasa accuse Rwanda de violer une nouvelle fois ses engagements en menant des opérations militaires sur le territoire congolais.
D’après le communiqué, dans la soirée du samedi 18 avril 2026, des drones de la coalition RDF–AFC/M23 ont bombardé des positions des FARDC, notamment à Mikenge et Kakenge. Les frappes auraient également touché des zones habitées par des civils, en particulier au Point Zéro.
Le bilan provisoire communiqué fait état de quatre civils tués et huit blessés, dont une majorité de femmes et d’enfants. Les FARDC dénoncent des attaques visant directement les populations civiles, aggravant une situation sécuritaire déjà fragile dans cette région.
Dans leur réaction, les autorités militaires congolaises condamnent « avec la plus grande fermeté » ce qu’elles qualifient de nouvelle attitude belliqueuse de l’armée rwandaise et de ses alliés. Elles présentent leurs condoléances aux familles endeuillées et expriment leur compassion aux blessés.
Enfin, les FARDC affirment se réserver le droit de prendre toutes les mesures appropriées pour riposter, conformément à leur mission de protection de l’intégrité territoriale et des populations civiles.
Ce communiqué, signé à Kinshasa par le porte-parole ad intérim des FARDC, le lieutenant-colonel Mongba Hazukay Mack, intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, malgré les efforts diplomatiques en cours.
Andy Kambale Matuku


