Dans les cités de Mambasa, Niania et Bafwabango, la présence de ressortissants tanzaniens dans le commerce de détail, notamment la vente de sandales, commence à susciter de vives inquiétudes. Ces migrants exercent une activité généralement réservée aux seuls nationaux selon la législation congolaise encadrant le petit commerce.
Dans un contexte économique difficile, exacerbé par une insécurité persistante dans la région, plusieurs habitants dénoncent une concurrence déloyale qui affecte les revenus des petits commerçants locaux. Pour beaucoup, cette situation aggrave la précarité déjà palpable parmi les jeunes sans emploi et les familles vulnérables.
« Nous ne sommes pas contre les étrangers, mais pourquoi viennent-ils occuper les seuls créneaux économiques accessibles à la population locale ? » s’interroge un commerçant du marché central de Mambasa.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour demander une clarification urgente. La société civile appelle les services d’immigration à enquêter sur les conditions d’entrée et de séjour de ces ressortissants tanzaniens, ainsi que sur la régularité de leurs activités commerciales.
Les autorités sont également invitées à veiller au respect des dispositions légales encadrant l’exercice du commerce par les étrangers, afin de protéger les intérêts économiques des nationaux sans pour autant nuire aux bonnes relations de voisinage avec les pays voisins.
Andy Kambale Matuku


