Un acteur émergent de la conservation dans la Réserve de Faune à Okapis
Né le 1ᵉʳ avril 1995, Aubin Apiobo Medaye appartient à cette nouvelle génération de scientifiques congolais déterminés à protéger la richesse naturelle du bassin du Congo. Diplômé en Biologie de l’Université de Kisangani, où il s’est spécialisé en Écologie et Gestion des Ressources Animales, il développe très tôt une passion pour la conservation.
« Au cours de mon parcours académique, j’ai participé à plusieurs activités de terrain… », raconte-t-il, évoquant notamment sa collaboration avec le Centre de Surveillance de la Biodiversité sur des inventaires ichtyologiques dans plusieurs aires protégées, dont la Réserve de Faune à Okapis (RFO) et la Réserve de Biosphère de Yangambi.
Après ses études en 2021, Aubin poursuit ses recherches sur le terrain, en prenant part à une expédition scientifique sur les tourbières du territoire d’Isangi en partenariat avec l’Université du Maryland. Il s’illustre également dans le Parc National de la Maiko en tant que collecteur de données génétiques des Grands Singes, contribuant à des travaux majeurs de conservation.
« J’ai également travaillé comme collecteur de données génétiques des Grands Singes… contribuant à la conservation des primates et à la recherche scientifique. »
Son engagement se renforce lors d’un stage professionnel au sein de l’équipe MEAL (Monitoring, Evaluation, Adaptation and Learning) de la RFO, où il affine ses compétences en suivi-évaluation et en gestion adaptative. Depuis août 2022, il occupe le poste d’Assistant MEAL à la Wildlife Conservation Society (WCS) pour la Réserve de Faune à Okapis.
« Travailler à la RFO m’a appris à être patient, adaptable et résilient. »
Ses missions régulières sur le terrain lui permettent d’apprécier la valeur de cet écosystème unique, mais aussi sa fragilité. « Les missions sur le terrain […] m’ont permis de mesurer la fragilité et la valeur de nos écosystèmes. »
Une vision pour l’avenir de la conservation
Pour Aubin Apiobo, l’avenir de la RFO repose sur une conservation participative et innovante. « Dans les dix prochaines années, je souhaite voir la conservation de la biodiversité de la RFO se renforcer grâce à une implication accrue des communautés locales, des jeunes et des institutions scientifiques. »
Il mise sur les nouvelles technologies et sur une gestion durable des ressources naturelles pour renforcer les efforts de protection. Son objectif : faire de la RFO un modèle africain de conservation durable où biodiversité et développement local évoluent harmonieusement.
Convaincu que la préservation de la nature est un engagement collectif, il rappelle que « la conservation relève de la responsabilité de tous » et que chaque geste compte. Pour lui, les jeunes jouent un rôle essentiel :
« En préservant la biodiversité, en sensibilisant les communautés et en soutenant les initiatives de conservation, ils deviennent de véritables acteurs du développement durable. »


